Ce qui va changer en octobre 2026 en France concerne plusieurs aspects de la vie quotidienne : logement, aides sociales, dépenses de santé, énergie, contrats de location, prestations funéraires et changement d’heure. Certaines mesures auront un effet direct sur le budget des ménages, tandis que d’autres modifient les règles administratives ou renforcent les droits des consommateurs.
Le mois d’octobre 2026 s’annonce donc particulièrement important pour les particuliers. Voici les principaux changements à connaître, avec les dates et les personnes concernées.
Hausse du prix repère du gaz au 1er octobre 2026
L’une des principales évolutions concerne le prix du gaz naturel.
La Commission de régulation de l’énergie (CRE) a annoncé une hausse de 6,3 % TTC du prix repère de vente du gaz au 1er octobre 2026. Le prix repère moyen passe ainsi de 172,05 € TTC/MWh en septembre à 182,88 € TTC/MWh en octobre.
Cette évolution ne signifie toutefois pas que toutes les factures de gaz augmenteront automatiquement de 6,3 %. Le prix repère est une référence publiée chaque mois par la CRE et non un tarif réglementé ou une offre commerciale.
La hausse concerne principalement les contrats indexés sur ce prix repère. Les ménages ayant souscrit une offre à prix fixe ne sont pas directement concernés par cette évolution mensuelle. La CRE estime l’impact moyen à environ 5,28 € TTC supplémentaires sur la facture du mois d’octobre pour les consommateurs dont le contrat est indexé sur le prix repère.
Pour les consommateurs chauffés au gaz, cette évolution intervient à l’approche de l’hiver et pourrait donc être particulièrement surveillée.
Les APL sont revalorisées au 1er octobre
Les aides personnelles au logement évoluent traditionnellement chaque année au 1er octobre.
La revalorisation concerne notamment les APL, ALF et ALS. Elle est calculée en fonction de l’évolution de l’indice de référence des loyers (IRL) du deuxième trimestre de l’année. Le montant effectivement versé dépend ensuite de la situation de chaque ménage, notamment de ses ressources, de sa composition familiale et de son logement.
Il n’existe donc pas une hausse identique pour tous les bénéficiaires.
Pour les personnes qui perçoivent une aide au logement, le montant versé à partir d’octobre peut ainsi évoluer automatiquement sans qu'une nouvelle demande soit nécessaire, sous réserve que leur situation soit déjà connue de la CAF.
Cette revalorisation intervient alors que le coût du logement reste un poste important dans le budget de nombreux ménages.
Santé : les plafonds des franchises médicales augmentent
Un autre changement important concerne les dépenses de santé.
À compter du 1er octobre 2026, les plafonds annuels des franchises médicales et des participations forfaitaires augmentent.
Le plafond annuel des franchises médicales passe de 50 à 70 euros. Le plafond annuel des participations forfaitaires passe également de 50 à 70 euros. Pour une personne qui n'est pas exonérée, le montant cumulé pouvant rester à sa charge au titre de ces deux dispositifs peut donc atteindre 140 euros par an, contre 100 euros auparavant.
Les montants unitaires des franchises ne changent pas avec cette réforme : la franchise reste notamment de 1 € par boîte de médicament, 1 € par acte paramédical et 4 € par transport sanitaire. C'est le plafond annuel qui évolue.
Certaines personnes bénéficient toutefois d'exonérations. Il est donc important de vérifier sa situation avant d'estimer l'impact réel sur ses remboursements.
Les protections menstruelles réutilisables deviennent remboursables
Octobre 2026 apporte également une évolution dans le domaine de la santé et de la précarité menstruelle.
À partir du 1er octobre 2026, certaines protections hygiéniques réutilisables peuvent être prises en charge par l'Assurance maladie.
La mesure concerne les personnes assurées de moins de 26 ans, sans condition de ressources, ainsi que les bénéficiaires de la Complémentaire santé solidaire (C2S), sans condition d'âge.
Deux catégories de produits sont concernées :
les culottes menstruelles ;
les coupes menstruelles.
La prise en charge est limitée à deux produits par an et concerne les produits répondant aux critères fixés par les autorités sanitaires et délivrés en pharmacie.
Pour les personnes de moins de 26 ans, l'Assurance maladie prend en charge entre 55 % et 65 % selon les modalités prévues. Les bénéficiaires de la C2S bénéficient, eux, d'une prise en charge à 100 %.
Cette mesure constitue l'un des changements sociaux importants du mois d'octobre.
De nouveaux modèles de bail pour les locations
Les propriétaires et locataires sont également concernés.
À partir du 1er octobre 2026, de nouveaux modèles réglementaires de bail entrent en vigueur pour les locations de logements vides, meublés et les colocations à bail unique. Ils s'appliquent aux contrats conclus ou renouvelés à partir de cette date.
Les nouveaux modèles intègrent notamment une clause résolutoire concernant certains impayés. Cette clause peut notamment viser le non-paiement du loyer, des charges ou le non-versement du dépôt de garantie.
Le contrat doit également préciser, lorsqu'elle s'applique, l'obligation d'occuper le logement comme résidence principale.
Une nouvelle possibilité concerne également les coordonnées téléphoniques : le numéro de téléphone portable du propriétaire et celui du locataire pourront figurer dans le contrat. Cette mention reste facultative.
Il s'agit principalement d'une évolution des modèles réglementaires de bail plutôt que d'une nouvelle obligation générale pour tous les contrats existants.
Plus de transparence pour les prestations funéraires
Le secteur funéraire connaît également une évolution à partir du 1er octobre.
À cette date, les opérateurs funéraires devront mettre à disposition une notice d'information standardisée dans leur établissement et, lorsqu'ils disposent d'un site internet, sur celui-ci.
L'objectif est de permettre aux familles de mieux comprendre les prestations proposées, de comparer les offres et de distinguer plus facilement les prestations obligatoires de celles qui sont facultatives.
Cette nouvelle obligation concerne donc directement l'information du consommateur.
Dans un contexte où les familles doivent souvent prendre rapidement des décisions importantes, la standardisation des informations doit faciliter la comparaison des prestations et des tarifs.
Les tarifs des fourrières évoluent
Les automobilistes doivent également être attentifs aux nouveaux plafonds tarifaires des fourrières.
À partir du 1er octobre 2026, de nouveaux plafonds s'appliquent aux frais de fourrière pour les voitures particulières. Les tarifs sont différents selon les catégories de communes, avec notamment des barèmes spécifiques pour Paris, Lyon, Marseille et Toulouse.
Pour les autres communes, le nouveau plafond national prévoit notamment un tarif d'enlèvement de 135 € et une garde journalière de 7,15 €.
À Paris, les montants restent différents du barème national : le tarif d'enlèvement d'un véhicule particulier reste notamment fixé à 150 €, avec une garde journalière de 29 €.
Ces montants correspondent à des plafonds réglementaires et ne doivent pas être confondus avec une tarification identique dans toutes les situations.
Le changement d'heure aura lieu le 25 octobre
Octobre marque également le retour à l'heure d'hiver.
Dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026, il faudra reculer les montres d'une heure.
À 3 heures du matin, il sera alors 2 heures. Les smartphones et la plupart des appareils connectés effectuent généralement automatiquement cette modification, mais les montres traditionnelles et certains équipements nécessitent une intervention manuelle.
Ce changement signifie concrètement une heure de sommeil supplémentaire cette nuit-là, mais également des journées qui paraissent plus courtes en fin d'après-midi.
Le changement d'heure saisonnier reste actuellement en vigueur dans l'Union européenne. La suppression du dispositif avait été envisagée au niveau européen, mais le texte n'est pas actuellement à l'ordre du jour.
Les travailleurs utilisant beaucoup leur voiture bénéficient d'une aide prolongée
La hausse des prix des carburants conduit également le gouvernement à prolonger et élargir certaines mesures de soutien.
L'aide destinée aux travailleurs dits « grands rouleurs » est renouvelée pour octobre, novembre et décembre 2026. L'indemnité forfaitaire atteint 100 € pour trois mois, avec un équivalent annoncé de 40 centimes par litre contre 20 centimes auparavant dans le dispositif précédent.
Pour les personnes qui ont déjà effectué une demande et qui restent éligibles, le versement doit être automatique.
Le dispositif a également été élargi afin de concerner davantage de travailleurs exposés aux dépenses de carburant. Le gouvernement indique que l'indemnité carburant pourrait concerner environ 5,5 millions de Français, contre environ 3 millions auparavant.
Les salariés bénéficient par ailleurs d'une évolution du plafond de la prime carburant défiscalisée pouvant être versée par leur employeur pour les trajets domicile-travail : celui-ci est porté à 1 000 € dans les conditions prévues par le dispositif.
Ce qu'il faut retenir pour son budget en octobre 2026
Le mois d'octobre 2026 combine donc plusieurs évolutions qui ne vont pas toutes dans le même sens.
Pour les ménages utilisant le gaz avec une offre indexée sur le prix repère, la facture peut augmenter. Les dépenses de santé peuvent également être davantage affectées par le relèvement des plafonds annuels des franchises et participations forfaitaires.
À l'inverse, certaines personnes peuvent bénéficier de la revalorisation des aides au logement ou de la nouvelle prise en charge de protections menstruelles réutilisables.
Les locataires et propriétaires doivent surtout retenir l'entrée en vigueur de nouveaux modèles de bail, tandis que les automobilistes sont concernés par les nouveaux plafonds de fourrière et les dispositifs d'aide liés au carburant.
Enfin, le 25 octobre 2026, le passage à l'heure d'hiver viendra marquer le dernier dimanche du mois.
Un mois d'octobre marqué par le pouvoir d'achat
Les changements annoncés pour octobre 2026 montrent à quel point les décisions administratives et réglementaires peuvent avoir des conséquences concrètes sur le quotidien.
Énergie, logement, santé, automobile et aides sociales figurent parmi les principaux domaines concernés. Pour les ménages, l'enjeu sera surtout de vérifier quelles mesures correspondent réellement à leur situation personnelle : type de contrat de gaz, statut de locataire ou propriétaire, niveau de ressources, couverture santé ou encore utilisation professionnelle d'un véhicule.
Les changements ne produisent donc pas les mêmes effets pour tout le monde. Certains dispositifs nécessitent également une démarche ou des conditions particulières.
Pour rester à jour, il est recommandé de consulter les informations officielles de Service-Public, de la CAF, de l'Assurance maladie ou des organismes compétents avant d'effectuer une démarche.
FAQ – Ce qui change en octobre 2026
Qu'est-ce qui change au 1er octobre 2026 en France ?
Plusieurs mesures entrent en vigueur concernant notamment le gaz, les aides au logement, les frais de santé, les protections menstruelles réutilisables, les contrats de location et les prestations funéraires.
Le prix du gaz augmente-t-il en octobre 2026 ?
Le prix repère de vente du gaz augmente de 6,3 % TTC au 1er octobre 2026, pour atteindre 182,88 € TTC/MWh en moyenne. L'impact dépend toutefois du contrat souscrit.
Les APL augmentent-elles en octobre 2026 ?
Les aides personnelles au logement sont revalorisées chaque année au 1er octobre selon l'évolution de l'IRL du deuxième trimestre. Le montant de la revalorisation dépend ensuite de la situation de chaque bénéficiaire.
Quand aura lieu le changement d'heure en octobre 2026 ?
Le passage à l'heure d'hiver aura lieu dans la nuit du samedi 24 au dimanche 25 octobre 2026. À 3 heures, il sera 2 heures.
Les franchises médicales augmentent-elles en octobre ?
Les montants unitaires ne changent pas, mais les plafonds annuels augmentent. Le plafond des franchises médicales passe à 70 € et celui des participations forfaitaires à 70 €, soit jusqu'à 140 € cumulés pour les personnes non exonérées.
