Présidentielle 2027 : sondages, intentions de vote et état de l’opinion en France
Publié le 27 octobre 2026 — Politique / Élections
À moins de six mois du premier tour de l’élection présidentielle, les premières tendances dessinent un paysage politique fragmenté. Les enquêtes d’opinion placent Marine Le Pen en tête des intentions de vote dans les scénarios étudiés, tandis que Jean-Luc Mélenchon progresse et qu’Édouard Philippe recule dans plusieurs hypothèses. Mais entre les intentions de vote, le climat social et le choix final des électeurs, de nombreuses inconnues subsistent.
Présidentielle 2027 : quelles sont les dates à retenir ?
Le calendrier officiel prévoit un premier tour le 18 avril 2027, puis un second tour le 2 mai 2027. La liste définitive des candidats doit être publiée au plus tard le 26 mars 2027. Les candidats devront notamment réunir les 500 parrainages d’élus nécessaires pour se présenter. Source : Gouvernement.
À ce stade, plusieurs personnalités politiques sont testées dans les sondages, mais les configurations varient selon les enquêtes. Les résultats dépendent notamment des candidatures envisagées et de la présence simultanée de plusieurs représentants d’un même courant politique.
Présidentielle 2027 : que disent les derniers sondages ?
Une enquête Ipsos bva-CESI École d’ingénieurs pour Le Parisien, réalisée les 21 et 22 octobre 2026 auprès de 1 500 personnes inscrites sur les listes électorales, mesure les intentions de vote dans quatre scénarios de premier tour.
Dans ces configurations, les résultats publiés sont les suivants :
Personnalité politiqueIntentions de vote mesuréesMarine Le Pen32 à 33,5 %Jean-Luc Mélenchon17 %Édouard Philippe13 à 15 %Raphaël Glucksmann13 à 15,5 %Gabriel AttalJusqu’à 9,5 % lorsqu’il est testé seulBruno Retailleau7,5 à 11,5 % lorsqu’il est testé seul
Ces chiffres correspondent à différentes hypothèses de candidatures : ils ne constituent donc pas un classement unique dans lequel toutes les personnalités auraient été testées simultanément. Source : Ipsos bva, 24 octobre 2026.
Une autre enquête apporte un éclairage complémentaire. Publié le 26 octobre, le sondage Cluster 17 pour Politico situe Marine Le Pen à 33 % et Jean-Luc Mélenchon autour de 18,5 %. Édouard Philippe y recule à 16 %, soit trois points de moins que lors de la précédente enquête du même institut en septembre. Source : Le Parisien.
La tendance commune de ces enquêtes est la position élevée de Marine Le Pen au premier tour. En revanche, les écarts entre les autres personnalités dépendent davantage des hypothèses retenues.
Les Français sont-ils satisfaits de la situation du pays ?
Les intentions de vote ne suffisent pas à comprendre l’état de l’opinion. Le ressenti des Français donne également des indications sur les attentes qui pourraient peser dans la campagne.
L’Enquête électorale française menée par Ipsos bva pour le CEVIPOF, la Fondation Jean-Jaurès, l’Institut Montaigne et Le Monde, publiée le 13 septembre 2026, met en évidence un climat marqué par l’inquiétude et l’incertitude.
Parmi les résultats publiés :
59 % des personnes interrogées citaient l’inquiétude parmi les sentiments décrivant leur état d’esprit.
51 % évoquaient l’incertitude.
30 % citaient la colère.
17 % mentionnaient l’espoir.
9 % citaient la confiance.
74 % pensaient que la situation du pays allait se détériorer dans les mois suivants.
71 % souhaitaient que la présidentielle produise un véritable changement social et politique.
67 % se déclaraient certains d’aller voter à ce stade.
L’enquête reposait sur 13 060 personnes inscrites sur les listes électorales, interrogées du 3 au 9 septembre 2026. Ces résultats décrivent le climat de l’opinion à cette date : ils ne doivent pas être confondus avec une mesure réalisée à la fin du mois d’octobre. Source : Ipsos bva et partenaires de l’Enquête électorale française.
Ces données montrent que la demande de changement est importante dans la population interrogée. Elles ne signifient cependant pas que tous les électeurs qui souhaitent un changement soutiennent le même candidat ou défendent le même programme.
Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Édouard Philippe : des dynamiques différentes
Les enquêtes récentes font apparaître plusieurs évolutions dans les rapports de force politiques.
Marine Le Pen : une position élevée au premier tour
Dans les scénarios testés par Ipsos bva en octobre, Marine Le Pen recueille entre 32 % et 33,5 % des intentions de vote. Le sondage Cluster 17 pour Politico la situe à 33 %.
Ces résultats mesurent le soutien déclaré au premier tour dans les hypothèses étudiées. Ils ne permettent pas, à eux seuls, de déterminer l’issue d’un éventuel second tour.
Jean-Luc Mélenchon : une progression mesurée
Dans l’enquête Ipsos bva, Jean-Luc Mélenchon atteint 17 %, soit deux points de plus que dans les configurations comparables de septembre. Le sondage Cluster 17 le situe autour de 18,5 %.
La progression apparaît dans ces enquêtes, mais son ampleur dépend de l’institut, de la période d’interrogation et des candidatures testées.
Édouard Philippe : un recul dans plusieurs scénarios
Édouard Philippe obtient entre 13 % et 15 % dans les hypothèses présentées par Ipsos bva en octobre. Dans l’enquête Cluster 17 pour Politico, il atteint 16 %, après avoir été crédité de 19 % en septembre par le même institut.
L’écart entre ces résultats rappelle qu’il faut comparer les chiffres issus d’un même institut et de configurations similaires avant de conclure à une évolution.
Raphaël Glucksmann et les autres personnalités
Raphaël Glucksmann recueille entre 13 % et 15,5 % dans les hypothèses publiées par Ipsos bva. Bruno Retailleau, Gabriel Attal et David Lisnard sont également testés, avec des scores qui varient selon les personnalités présentes dans chaque scénario.
La multiplication des candidatures potentielles rend les projections plus complexes. Le choix d’un candidat commun à une famille politique pourrait modifier les équilibres, tout comme l’entrée en campagne de nouvelles personnalités.
Qui remportera la présidentielle de 2027 ?
Les sondages disponibles en octobre 2026 ne permettent pas de désigner avec certitude le futur président de la République. Ils mesurent les intentions déclarées à un instant donné et non les résultats d’un scrutin qui n’a pas encore eu lieu.
Le premier tour permettra de déterminer les deux candidats qualifiés pour le second. Le résultat final dépendra ensuite du vote du 2 mai 2027, de la participation, des reports de voix et de l’évolution de la campagne.
Plusieurs éléments restent donc à observer dans les prochains mois : les candidatures officiellement validées, les programmes présentés, les débats entre les candidats, les événements politiques et économiques, ainsi que la mobilisation réelle des électeurs.
Les intentions de vote pourront évoluer à mesure que les électeurs préciseront leurs choix. Les chiffres actuels constituent un instantané de l’opinion, pas une prévision certaine du résultat final.
Ce qu’il faut retenir des sondages de la présidentielle 2027
Le premier tour est prévu le 18 avril 2027 et le second le 2 mai 2027.
Dans l’enquête Ipsos bva publiée le 24 octobre, Marine Le Pen obtient entre 32 % et 33,5 % des intentions de vote selon les scénarios.
Jean-Luc Mélenchon atteint 17 % dans cette même enquête.
Édouard Philippe se situe entre 13 % et 15 % dans les configurations testées par Ipsos bva.
Les données publiées en septembre font état d’une opinion marquée par l’inquiétude et d’une demande importante de changement.
Les sondages ne permettent pas encore de connaître le résultat du second tour.
À six mois du scrutin, la présidentielle française se prépare dans un contexte d’incertitude politique et sociale. Les prochaines enquêtes permettront de suivre l’évolution des intentions de vote, mais seul le scrutin d’avril et de mai 2027 déterminera le nom du prochain président de la République.




