Éric Zemmour a confirmé mi-septembre 2026 qu'il sera candidat à la présidentielle de 2027 sous les couleurs de Reconquête. L'ancien polémiste de CNews a détaillé un programme migratoire très dur : expulsions accélérées de certaines catégories d'étrangers en situation irrégulière ou condamnées pour des délits, plafonnement des titres de séjour et référendum sur l'immigration.

Zemmour vise à se positionner entre le Rassemblement national de Marine Le Pen — favorite des sondages — et la droite classique. Sa liste de « catégories » visées par les expulsions (condamnations pour crimes et délits, déboutés du droit d'asile, travailleurs sans titre selon ses critères) relance le débat éthique et juridique sur l'État de droit. WOP360 analyse la stratégie et la faisabilité.

Les faits

  • Candidature : officiellement actée pour 2027 via Reconquête
  • Immigration : discours de « reconquête » légale et identitaire, expulsions « massives » revendiquées
  • Concurrence : chevauchement avec le RN sur l'identité, différenciation sur l'ultralibéralisme économique
  • Calendrier : collecte de parrainages prévue au printemps 2027 (500 élus requis)

Contexte

Zemmour avait déjà candidaté en 2022 (7,07 % au premier tour). En 2026, il peine à retrouver l'effet de surprise mais dispose d'une base militante et d'une forte présence sur les réseaux. Le Parlement débat par ailleurs de quotas sectoriels pour l'immigration professionnelle — sujet distinct mais alimenté par la même inquiétude sociale.

Ce que Zemmour propose sur l'immigration

Le candidat évoque la priorité nationale à l'emploi, la suppression de certaines aides aux étrangers et la « expulsion systématique » des personnes condamnées pour des infractions graves. Les juristes rappellent que les expulsions relèvent déjà du droit commun mais sont limitées par les recours, les conventions internationales et la saturation des préfectures.

  • Asile : réduction des délais et des voies de recours selon Reconquête
  • Frontières : renforcement des effectifs et accords avec les pays de transit
  • UE : remise en cause de certaines directives migratoires

Réactions et prises de position

Marine Le Pen minimise la candidature Zemmour comme « divisant la droite ». Les associations de défense des droits humains dénoncent un « appel à la haine ». Le gouvernement rappelle les expulsions record déjà pratiquées sous le quinquennat Macron, chiffre contesté par les oppositions.

Analyse d'expert (E-E-A-T)

« Zemmour cherche le clash médiatique pour exister face au RN : sur l'immigration, le programme est juridiquement contraint par la CEDH et les tribunaux administratifs. L'enjeu électoral, c'est surtout de capter 5 à 8 % qui feraient défaut à LR ou au bloc présidentiel. » — analyse rédaction WOP360 Politique, septembre 2026.

Et maintenant ?

Reconquête doit construire une équipe de campagne et des programmes sectoriels. Les parrainages d'élus restent le verrou principal pour apparaître sur le bulletin en 2027.

À retenir

  • Zemmour : candidat confirmé pour la présidentielle 2027
  • Immigration : discours d'expulsions élargies et référendum
  • Enjeu : fragmentation ou radicalisation de la droite
  • Suite : parrainages et confrontation avec Marine Le Pen

Conclusion et prochaines étapes

Suivez Politique WOP360 et présidentielle 2027.

Questions fréquentes (FAQ)

Zemmour peut-il expulser « par catégories » sans loi ?

Toute politique migratoire doit respecter la Constitution, le droit européen et les recours devant les tribunaux ; un président ne peut pas outrepasser ces garde-fous par simple décret.

Reconquête est-il représenté à l'Assemblée ?

Le parti dispose d'un petit groupe de députés ; la candidature présidentielle vise surtout à peser sur le débat public et les alliances de second tour.